03 mai 2007

BIODIESEL ... FAQ (ce qu'il faut savoir)

Ce qu’est le biodiésel :
Le biodiésel est un carburant biodégradable et renouvelable qui brûle sans résidu et qui est fabriqué à partir de différents bioproduits comme les huiles végétales, ou animales et les huiles de cuisson recyclées.
Comment il est fabriqué :
On fabrique le biodiésel en combinant une huile ou un gras naturel à un alcool, comme le méthanol ou l’éthanol. Le procédé génère deux produits : des esters méthyliques (la désignation chimique du biodiésel) et de la glycérine.
Un produit qui n’est pas nouveau :
L'huile végétale a été utilisée dans le carburant diésel dès 1900. L'inventeur du moteur diésel, Rudolf Diesel, a tout d’abord conçu le moteur pour qu'il fonctionne avec de l’huile d’arachide. La production du biodiésel traite l’huile afin de la rendre compatible aux moteurs diésel modernes.
Marchés :
Le biodiésel est largement répandu et est offert à la pompe en Europe; il est de plus en plus populaire en Amérique du Nord comme solution de rechange écologique au carburant diésel dérivé du pétrole. Actuellement, les marchés clés du biodiésel sont le transport en commun, la marine et l’utilisation dans des régions à l’environnement fragile.
Avantages pour l’environnement :
o Le biodiésel est un carburant renouvelable qui réduit les émissions de gaz à effet de serre. Le biodiésel réduit également les émissions des tuyaux d’échappement, la fumée noire, les particules génératrices de fumée, l’odeur et les substances cancérigènes, et ne contribue pas aux émissions de dioxyde de soufre (responsables des pluies acides).
o Le biodiésel est aussi biodégradable que le sucre et 10 fois moins toxique que le sel de table. Cela rend ce carburant particulièrement approprié pour les régions à environnement sensible.
o Le biodiésel a un bilan énergétique dont le taux se situe entre 3,2 et 5 unités. Cela veut dire que chaque unité d'énergie dépensée pour fabriquer le biodiésel, génère entre 3,2 et 5 unités d'énergie utilisables.
o Le biodiésel est moins dangereux à manipuler et à transporter que le pétrole.
o Ce carburant peut être utilisé dans tous les véhicules fonctionnant au diésel avec des modifications de moteur nulles ou très minimes; il fournit autant d’énergie que le carburant diésel normal. Le biodiésel peut être utilisé à des températures froides sous forme de mélange, généralement B20 (un mélange de 20 % de biodiésel et de 80 % de diésel de pétrole).
o Dans une mélange B20, le biodiésel entraîne généralement une augmentation du coût du carburant de quelques centimes par litre. Il s’agit d’un coût très minime par rapport aux nombreux avantages pour l’environnement.

(CE TEXTE A ETE REPRIS SUR LE WEB D'UN AUTEUR ANONYME)

Y a vraiment de quoi s'inquiéter ....

J'ai fait un tour ce week-end à MEGA MALL. C'est bien, propre et les Rbatis semblent apprécier y manger en famille. Ce jour là, il y'avait vraiment foule dans le centre commercial.
C'est alors, que je me suis amusé (pour passer le temps) à questionner les responsables de quelques Snacks et Points de restauration:
- Combien de litre d'huile (pour friture) vous utilisez par mois ?
- Qu'est ce que vous en faites après utilisation ?

Les réponses m'ont vraiment donné de quoi m'inquiéter. Jugez-en vous même:
- Un Snack utilise facilement entre 100 et 300 litres d'huile par mois ! c'est beuacoup, non ?
- Après utilisation, la quasi totalité des snacks vident leurs huile dans l'évier ou bien dans les toilettes (ce qui revient au même). Et ça c'est grave !

Je ne sais pas s'il existe une loi obligeant les snacks et les restaurants à traiter leurs déchets. Mais le vidage de ces huiles usagées dans l'évier devrait être strictement interdit, et une obligation de retraitement par des centres spécialisés devrait être exigée.

Mais que peut on faire de ces huiles ?
- l'esterification des huiles végétales usagées, permet d'obtenir du biodiesel (*).
- le biodiesel peut être mélangé au diesel dans nos voitures, nos autobus et nos camions.
- le biodiesel, d'après les spécialistes, fournit une énergie équivalente au diesel normal et ne pollue pas, puisque sa combustion ne donne pas de résidu: que de l'eau et du CO2.
- et enfin, dans certaines proportions, pour mettre du biodiesel dans son moteur, on n'a pas besoin de modifier son moteur.

Alors à quand des POMPES DE BIODIESEL dans nos stations services ?

(*) Voir FAQ Biodiesel (sur le même site)

30 avril 2006

Investir .... (appel à manifestation d'intérêt)

[Extrait d'un appel à manifestation d'intérêt sur boursorama.com]
Le projet en bref:
- en France le coût de production de l'éthanol est de 400 à 450 Euro / tonne.
- Le marché en Europe est de plusieurs millions de tonnes. Et l'engagement de l'UE à mélanger à échéance 2010 les carburants des véhicules avec des biocarburants à hauteur de 5.75% n'est qu'une première étape (accords de kyoto oblige)
- Produire le bioéthanol, nécessite: des terrains agricoles (des milliers d'hectars), de la main d'oeuvre, quelques unités de distillerie à proximité et de la logistique pour le transport.
- En france, avec le SMIC, les 35 heures ..., les coûts de production ne peuvent jamais être compétitifs par rapport au brésil (130 $/tonne) ou les US: (200$/tonne). Ces pays 1er et 2nd producteurs de bioethanol sont entrain de tout faire pour créer un marché mondial de l'éthanol
- Par contre, dans des pays voisins, par exemple le Maroc, on peut atteindre des coûts de production plus interessants: 200 à 250 euro / tonne voire moins dans le cas de grosses unités industrielles.
- Après, l'exportation d'un tel produit vers l'Europe n'est qu'une question de réseau commercial et de logistique.

Comment Faire ?
- Un tel projet, est très capitalistique et demande quelques 100 millions d'euro d'investissement.
- Tout seul, je n'y arriverai jamais. Je dispose, tout comme la plupart d'entre vous, d'un petit capital d'à peine quelques dizaines de milliers d'euro.
- Par contre, si 200 personnes se regroupent avec un apport de 10.000 euro chacun, cela ferait 2.000.000 Euro. Le reste, pourrait être trouvé chez les banques ou encore les compagnies qui pourraient s'y intéresser. Et elles sont nombreuses: L'écologie et le développement durables sont deux thèmes très prisés aujourd'hui.

Alors quelle démarche adopter ?
- Constituer un noyaux d'investisseurs (10 ou 20 dans un premier temps), passionnés, motivés, désireux de s'y investir et s'engagenant à relever le défi tant par leur travail, que par leur apport.
- Créer une société d'investissement et lui donner un statut juridique, tant au Maroc qu'en France
- Aller à la pêche d'autres investisseurs

Et, quand tout cela prend forme ( je prend l'exemple d'une unité de distrillerie basée aux environs de Rabat au Maroc, produisant 50.000.000 litre / an, soit environ 37.000 tonnes )
- planter 7.500 à 8.000 hectars en sorgho sucrier (plante résistante et parfaitement adaptée au climat au Maroc - rendement 7000 litre / ha)
- Installer une unité industrielle quelque part aux alentours des champs: Investissement: 100 million Euro. L'état marocain ne peut que s'en réjouir, et donc tout faire pour favoriser le projet.
- Coût de production: 250 Euro / tonne
- Prix de vente: 450 Euro / tonne - Chiffre d'affaire: 16.6 Million Euro
- Marge Opérationnelle: 200 Euro / tonne * 37.000 tonnes = 7.4 MEuro (soit 43% du CA et 7.2% des capitaux investis)

Conclusion:
- On peut gagner de l'argent, tout en permettant à des milliers de personnes de vivre décemment de leur terre.
- On peut aussi gagner de l'argent, tout en offrant à certaines catégories de personnes dans le monde rural, les moyens de se développer et se sédentariser (de tels unités de distillation produisent plusieurs produits annexes: électricité + aliment de bétaille + CO2): Un paysan qui gagne sa vie chez lui, n'a aucune envie de venir en europe pour jouer aux clandestins.
- On peut gagner de l'argent en participant activement à limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Alors, si vous êtes interessés, n'hesitez pas à me faire vos commentaires à: marimo687@yahoo.fr.

J'ose croire qu'un tel projet pourrait mobiliser du monde ...

07 mars 2006

Le Brésil: un cas pour donner envie de relever le défi ...

Le Brésil est le plus gros consommateur d'éthanol dans le monde. Non pas que les brésiliens sont tous des alcoliques, mais parce que ce pays a choisi la voie des bio-carburants comme additif stratégique à l'essence et au diesel. Pour cela, dès le début de la crise pétrolière de 1970, le Brésil a misé sur une politique énergétique intérieure ambitieuse, avec l'obligation d'intégrer de l'éthanol dans les carburants des automobiles, à hauteur aujourd'hui de 25 %. Par ailleurs 20% des véhicules roulant dans le pays utilisent de l'éthanol pur à 100% comme carburant.

A travers ce positionnement, outre la recherche à alléger sa facture pétrolière, et la réduction importante des gaz à effet de serre, le Brésil est ainsi devenu le 3ème exportateur mondial de produits agricoles, après les Etats-Unis et l'Union européenne. Il sera sans aucun doute le premier producteur mondial de produits agricoles à l'horizon de 10 ou 12 ans.

La production de canne à sucre occupe plus de 5 millions d'hectares au Brésil, soit près de 10 % des surfaces cultivées. Le Brésil, premier producteur de canne au monde, est aussi le plus efficace. Ainsi, le coût de production de la canne à sucre est de l'ordre de 150 à 180 dollars par tonne, alors que d'autres grands exportateurs comme l'Australie et la Thaïlande ont un coût de revient de 335 dollars la tonne et que ce coût dépasse 700 dollars la tonne dans l'Union européenne.

Produit dérivé de la canne à sucre, l'alcool est également très compétitif. Le coût de production moyen de l'éthanol au Brésil est de 0,19 dollar par litre, contre 0,55 dollar par litre en Europe. Le Brésil cherche, aujourd'hui, à créer un marché international de l'éthanol, afin de libérer de l'espace sur les marchés internationaux pour ses exportations de sucre.

Au Maroc, toute politique favorisant d'une part le développement rurale et l'employabilité et permettant d'autre part d'alléger la facture pétrolière serait bien évidemment la bienvenue. Notre pays explore les possibilités, et mise aujourd'hui sur le tourisme, l'agro-alimentaire, le désenclavement des régions et les infrastructures logistiques (ports, autoroutes... ).

En plus, il pourrait chercher à réduire sa dépendance pétrolière en favorisant le développement d'une filière agricole dynamique, à travers:
- des coopératives de production de canne à sucre (ou toute autre biomasse, plus adéquate au climat et à la qualité du sol), s'étendant à quelques 100.000 hectars supplémentaires;
- des unités de distillation pour produire de l'éthanol à des fins énergétiques,
- une politique favorisant le mélange progressif du carburant avec de l'éthanol ( l'essence ou le diesel mélangé à 5% d'éthanol, ne nécessite quasiment pas de modification des moteurs automobiles, puis ce serait 10%, et ainsi de suite, pour atteindre 20% ou 25% dans les prochaines 20 années)

L'économie sur la facture pétrolière estimée à 2.4 Milliards de Dirhams par an (avec un mélange à 10% d'éthanol), valorisée aux coûts actuels du baril, suffirait à elle seule à mettre en place toute une filière et miser en plus sur le développement humain dans le monde rural.

Enfin, en misant sur la proximité avec l'europe, et considérant les tendances stratégiques de la politique énergétique européenne, il est clair que l'europe constitue un énorme marché potentiel d'éthanol. Encore faut il, chez nous, s'y préparer et mettre en place, dans ce domaine, une startégie ambitieuse alliant productivité et efficacité.

06 mars 2006

2,4 Milliards de Dirhams, Est ce facile à trouver ?

Résumé: La hausse du prix de pétrole semble être une fatalité, subie par les pays non producteurs comme le Maroc. Ne serait-il pas intéressant, dès aujourd'hui, de réflechir et expérimenter quelques moyens pour en alléger l'impact ?

Le Maroc est un pays très fortement dépendant de ses importations en pétrole, et cela ne risque pas de changer de sitôt. A environ 55 $ le baril, ce sont quelques 7,5 milliards de Dirhams dépensés en plus en 2005, uniqument pour raison de hausse pétrolière: c'est en langage comptable, une charge supplémentaire, aggravant d'avantage notre déficit.

Que pouvons nous faire alors ?
Je laisse aux spécialistes le soins de faire des calculs sorciers, pour trouver des modèles économiques ingénieux.

Pour ma part, j'ose croire qu'il est tout à fait possible de réduire la facture pétrolière, tout en développant le monde rural, et je voudrais partager ma pensée avec vous.

Faisons tout d'abord un petit calcul:
1- Nous consommons annuellement quelques 6.500.000 tonnes de pétrole par an avec une croissance annuelle moyenne de + de 16% (source: direction des études et des prévisions financières du ministère des finances marocains)
2- à 55 $US (prix moyen du baril admis en 2005) , le Maroc a dépensé 828,7 millions de $US de plus que l'année précédente. Soit la bagatelle de 7,5 Milliards de Dirhams.
3- Il n'y a aucune raison pour que l'augmentation du prix du pétrole cesse: Entre 1999 et 2005 il est passé de 75 $ à environ 410 $ la tonne, soit une hausse de 446% !
4- Il n'y aucune raison non plus, que le Maroc réduise ses besoins en energie. Notre pays est jeune et en pleine croissance. Son besoin en énergie et donc en pétrole ne fera qu'augmenter dans les années qui viennent.
5- Par contre, si nous trouvons le moyen de remplacer, par autre chose, ne serait ce qu'une proportion de ce pétrole: disons 10%, ce sont quelques 650.000 tonnes d'économie, soit au prix actuel 265 million de Dollar, ou si vous préférerez: 2,4 Milliard de Dirhams. (1$US=9DH).

Maintenant, posons nous la question: Qu'est ce que l'on peut faire avec 2,4 Milliard de Dirhams ?
Les réponses sont vite trouvés, et il y'a tellement à faire au Maroc.
Mais l'une d'entre elle serait peut être de chercher le moyen d'alléger cette facture pétrolière, tout en favorisant le développement humain, notamment en milieu rural.

Certains pays l'ont vite compris, et ce depuis le choc pétrolier de 1975. Ils ont alors développé ce que l'on appelle des bio-carburants, comme l'éthanol:
- Au Brésil, aujourd'hui premier producteur de bio-éthanol dans le monde, 25% du pétrole pour les voitures est déjà remplacé par l'éthanol.
- Aux USA et Canada, les gouvernements ont entrepris de profondes réflexions allant dans le même sens. Aujourd'hui, au Canada à titre d'exemple, 10% des stations de service distribuent le E85 (essence mélangé à 15% d'éthanol fabriqué à partir de blé ou de maïs);
- Et enfin en europe, 10% du carburant pour véhicules sera remplacé par de l'éthanol à échéance 2010.

l'éthanol ou plus précisément le bio-éthanol est fabriqué à partir de plantes, selons des procédés connues des spécialistes. La canne à sucre (au Brésil), le blé ou le maïs (aux USA et Canada), ou encore des déchets agricoles sont ainsi transformés pour produire du sucre, lequel est distillé pour produire de l'éthanol. C'est donc un produit biologique. D'ou la dénomination: bio-carburant.

Mélangé à 5% (et jusqu'à 10%) avec du carburant classique, le bio-éthanol ne nécessite pas de modifications majeures dans les moteurs des voitures.
Par ailleurs, sa combustion produit de l'eau et du CO2, et n'est donc pas polluante. Ainsi, le bio-éthanol dans nos voitures contribuerait efficacement à la réduction de la pollution dans nos villes.
Et enfin, produit à partir de plantes telles que la canne à sucre (à raison de 5 à 6.000 litre / hectare), le besoin du Maroc en bio-éthanol permettrait de planter quelques centaines de milliers de hectares de canne à sucre supplémentaires.

C'est donc, un excellent moyen pour développer le milieu rural, tout en préservant la planète et faisant des économies.

Avec une économie de 2,4 Milliard de Dirhams par an, on peut à la fois monter des usines pour la fabrication du bio-éthanol, et développer queqlues centaines de milliers d'hectars de terrains agricoles, créant ainsi une filière parfaitement écologique, et donnant par la même occasion du travail à des milliers de personnes dans le Maroc rural.

Cela s'appelle du développement durable.
Maintenant, la question qui se pose. Comment y parvenir ? et à quelle porte taper ?